Formation
Stages terrain, formation avant un départ, mentorat de jeunes photographes — transmettre un regard, et un métier, ouvert à tous les niveaux.
Je ne propose pas un cours magistral, mais une immersion : on part ensemble sur le terrain, appareil en main, pour apprendre en photographiant vraiment — pas sur un tableau.
Ça peut prendre plusieurs formes : un stage en groupe, une formation individuelle avant un projet personnel, ou un mentorat plus long pour un jeune photographe qui veut aussi comprendre le métier — pas seulement la technique.
Il y a une idée que j'essaie de transmettre avant toute technique : la photographie, c'est l'art de rendre parlant ce qui, sans elle, serait resté muet — un regard, un silence, un geste qu'on aurait pu ne jamais remarquer. La technique s'apprend vite ; ce regard-là, c'est ce qu'on vient chercher ensemble sur le terrain, et un bon conseil au bon moment fait gagner des années.
Le programme du jour donne un fil conducteur, mais il reste volontairement souple : une scène qui se présente au détour d'une ruelle, une rencontre inattendue — et la journée prend une tout autre tournure. C'est même souvent là que naissent les meilleures photos.
« Les plus belles photos ne sont jamais celles qu'on cherche : ce sont celles qui viennent, si on sait rester disponible pour les accueillir. »
Une immersion en petit comité, sur plusieurs jours : théorie le matin, pratique sur le terrain, débrief le soir. Voir les exemples ci-dessous (Chefchaouen, Vallée de l'Ourika).
Avant de partir un an en Amérique du Sud, j'ai formé à la photo et à la vidéo la famille de l'association Familare — pour qu'elle revienne de son voyage avec ses propres images, sincères, sans avoir besoin de moi sur place.
Apprendre à construire un livre photo : choisir et faire dialoguer ses images, penser une double page, jusqu'à la maîtrise d'InDesign pour arriver à un fichier prêt à imprimer.
Un accompagnement plus personnel, dans la durée — la technique, mais aussi le métier : trouver ses clients, fixer ses prix, structurer son activité. Vivre de sa photo, pas seulement bien photographier.
Stage terrain
Le tout premier stage a eu lieu dans la ville bleue du Rif marocain. Cinq jours en petit groupe, entre ruelles peintes, marché animé et rencontres improbables — l'occasion d'apprendre à photographier une ville qui se découvre autant à l'œil qu'à l'appareil.
Le matin, la médina est encore silencieuse : la lumière rase glisse sur les murs bleus, un chat traverse une ruelle, une porte s'entrouvre. C'est le moment pour travailler la lumière douce et la composition, avant que la ville ne se réveille vraiment.
Puis vient le marché, et tout s'accélère : les couleurs des épices, les appels des vendeurs, les enfants qui courent entre les étals. Photographier ce chaos-là demande une autre approche — moins de réflexion, plus d'instinct. On y apprend à anticiper un geste, à se fondre dans une scène plutôt qu'à l'interrompre, et à provoquer, d'un sourire ou d'un mot, la rencontre qui donnera la photo.









Photos : stage de Chefchaouen, 2019.
Direction les montagnes pour dix jours en immersion dans un village berbère au pied du Haut Atlas. Randonnées, lumière du matin sur les sommets, et rencontres avec les habitants : de quoi remplir une carte mémoire entière.
Le groupe logeait en pleine montagne, sur une terrasse ouverte face aux sommets — un lieu simple et chaleureux, pensé pour l'accueil plus que pour le luxe. Le genre d'endroit où l'on partage les repas autour d'une même table, où les habitants passent dire bonjour, et où l'on apprend autant en discutant avec eux qu'en photographiant.
Le matin, la vue depuis la terrasse valait à elle seule le déplacement : les sommets du Haut Atlas qui se dessinent dans la lumière, la vallée qui s'éveille en contrebas. De quoi commencer chaque journée avec l'appareil déjà à la main.









Photos : stage de l'Ourika, avril 2023.
Autour d'un café, on pose les bases utiles à la journée : comment lire une lumière, composer avec ce qu'on a sous les yeux, dompter les réglages de son appareil sans y penser. Pas de cours magistral ni de jargon — juste ce qu'il faut comprendre avant de sortir, pour que la théorie serve la pratique plutôt que l'inverse.
On part ensemble à la rencontre des lieux et des gens — un marché, une ruelle, une famille croisée par hasard. C'est le cœur du stage : photographier en conditions réelles, avec des retours immédiats, sur le motif, pas seulement le soir devant un écran. On ajuste un cadrage, on attend la bonne lumière, on apprend à provoquer — ou à saisir — la rencontre. L'après-midi, on reprend souvent ce qui a été vu le matin sous un autre angle : un autre point de vue, un essai en noir et blanc, un jeu avec la surexposition — pour approfondir plutôt que multiplier les sujets.
On se retrouve pour regarder les photos de la journée, ensemble, sur grand écran. Chacun montre ses images, explique ses choix, reçoit des retours constructifs — et repart avec des pistes concrètes pour le lendemain. C'est souvent le moment préféré du groupe : celui où l'on progresse collectivement, en voyant le regard des autres se poser sur les mêmes lieux.
Photographe et réalisateur autodidacte, je voyage depuis plusieurs années à la rencontre de cultures et de visages différents — en particulier en Asie du Sud-Est, où j'ai parcouru plus de 13 000 km à moto à travers l'Inde. J'aime transmettre ce regard, autant qu'apprendre de chaque nouvelle rencontre.
Tout a commencé par une rencontre, en voyage : un couple de photographes croisé au Cambodge, juste après l'achat de mon premier appareil. Ils m'ont transmis le virus — je ne pensais pas que ça me mènerait jusqu'ici.
Non. Le stage s'adresse à tous les niveaux : les explications sont adaptées à chacun, et chacun avance à son rythme.
Pas besoin d'être un grand marcheur : on reste plusieurs jours au même endroit et on part à pied, en étoile, pour deux heures de marche maximum par jour, entrecoupées de pauses photo. Ce n'est pas un stage de randonnée — juste de la balade, sac au dos, sur des sentiers de montagne accessibles à tous.
Si cette question vous traverse l'esprit, c'est déjà bon signe : ça veut dire que l'envie est là. L'appréhension fait partie du chemin — c'est même souvent dans ces moments-là que l'accompagnement compte le plus. On avance pas à pas, sur le terrain, et la confiance vient avec la pratique, pas avant.
Chacun a son rythme, et c'est très bien comme ça. Le stage n'est pas une compétition : les explications s'adaptent à chaque niveau, et personne n'est laissé de côté. Le but, c'est de repartir avec un regard qui a progressé — le vôtre, pas celui d'un autre.
Le vôtre, quel qu'il soit — reflex, hybride, appareil compact ou même smartphone. L'essentiel est d'apprendre à mieux voir, pas de changer de matériel.
Si vous voulez pousser un peu plus loin, quelques accessoires simples font une vraie différence sur le terrain : une carte mémoire de bonne capacité (pour ne jamais être à court en pleine balade), un filtre polarisant pour éviter les ciels qui blanchissent au soleil, et si vous en avez un, un objectif fixe type 50 mm — abordable, léger, et qui donne un rendu superbe en portrait. Un trépied peut aussi être utile pour les photos de nuit. Mais rien de tout ça n'est obligatoire : mieux vaut arriver les mains libres que stressé par une liste de courses.
Aucune date n'est fixée pour le moment. Écrivez-moi pour être prévenu·e dès qu'un prochain stage est programmé.
Sur mesure : quelques séances ponctuelles ou un suivi plus long, selon vos besoins et votre niveau. On en discute ensemble avant de commencer, pour construire un accompagnement qui vous correspond — technique et business.
Aucun stage terrain n'est annoncé pour l'instant — inscrivez-vous pour être tenu·e au courant. Pour une formation individuelle ou un mentorat, pas besoin d'attendre : écrivez-moi quand vous voulez.
Bientôt disponible — en attendant, écrivez-moi directement.